Intrigue #1

L'indépendance des Fourbes

Il a suffit d’une nuit. Une seule. Et le fragile équilibre de l’Echiquier a été réduit à l’état de cendres : Les Fourbes viennent de revendiquer leur indépendance. Du côté des Avides et des Belliqueux, c’est la panique totale ce matin, impossible de savoir exactement à quel point les dégâts sont graves, d'autant que certains Fourbes ont été surpris à faire usage de dons... Alors qu'Aquaworld et Trickyland sont sur le pied de guerre, Mazecity est en effervescence, organisant sa première élection afin d'élire son futur dirigeant.
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Premiers contacts (ft. Caïn Amatius)

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Peter Murray
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MessageSujet: Premiers contacts (ft. Caïn Amatius)  Mer 3 Mai - 1:09

Premiers contacts
Ça avait les saveurs des souvenirs d'autrefois. Bruits et odeurs étaient les mêmes. Certaines choses ne changeaient pas. Qu'importe les époques, les origines, un bar en restait un tant qu'il servait de l'alcool. Et l'ambiance qui s'y rattachait avait toujours eu le don d'attirer Peter plus sûrement que n'importe quelle autre lumière. Musique sourde et rires gras. Quelques cris, les verres qui tintent. Presque feutré, intimiste, avec les fumées que certaines clopes allumées crachaient en direction du plafond. Les gens ne changeaient pas, ou pas tant que ça. Et c'est dans ces moments là qu'il avait la sensation de retourner quelques années en arrières. Là où tout était encore clair.
Accoudé au bar du côté opposé à l'entrée, Peter suivit d'un regard morne les autres clients, son fond de whisky tournoyant mollement. Un peu absent. Il y avait dans l'air ce mystère, ces chuchotements bien trop bas pour être reluisants et que les conversations beaucoup plus grasses, qu'on ne se permettait qu'une fois un peu trop arrosé, couvraient Qu'importe, ce n'était pas cela qui l’intéressait ce soir. Ses yeux se posèrent sur un couple qui se dandinait, riant au rythme de la musique. Ses doigts suivirent inconsciemment le tempo, tapotant sur le rebord en bois du comptoir. Il fréquentait beaucoup trop ce genre d'endroit, incapable de s'abstenir trop longtemps d'y mettre les pieds. C'était le lieu où on était certain de le croiser, pour ceux qui avaient dans l'idée de le chercher. Passage obligé au moins une fois par semaine. Parfois on l'y attendait pour une discussion, parfois pour une mission. Ce soir, c'était lui qui patientait.
Un signe au barman. L'alcool ambré apparaît de nouveau dans son verre. Trop habitué pour qu'on le laisse trop longtemps les mains vides et le gosier sec, on y connaît même ses préférences. Un coup d’œil à l'horloge lui apprend qui lui reste encore du temps. Quelques minutes même avant son rendez-vous. Un truc un peu étrange qui allait se passer là. Des plus intéressants, sûrement. Il en serait presque impatient. Mais si ses pensées s'éparpillent entre le charme et l'animation de l'endroit, ainsi que son futur entretien, il n'en oublie pas de contrôler ses arrières. Au cas où. Monde trop violent pour qu'il puisse vraiment baisser sa garde. Il avait plusieurs fois payé, il ne se ferait plus reprendre. Merci bien, déjà donné. Alors bien que relâché, il reste aux aguets. Au cas où un imbécile aurait la subite envie de s'en prendre un quelqu'un. Genre lui. Et dans ce cas, il fuit.

Un mouvement vers l'entrée attire son attention, puis tout aussi vaguement il reprend une gorgée. Ça lui brûle un instant la gorge. Trop rapidement pour qu'il en ait vraiment conscience. La personne qui est entrée n'a rien à voir avec celui qu'il attend. Pas n'importe qui. Le genre de type que tout le monde connaît un minimum ici, au moins de nom et de réputation. Honnêtement, il ne sait pas trop à quoi s'attendre. Pas assez d'info, juste un message de Charles comme quoi il pourrait être utile à ce gars. Trop curieux pour laisser passer ça, il était venu au rendez-vous. Avec plus d'une demie heure d'avance pour y prendre ses aises, bien qu'il y ait déjà ses marques. Caïn Amatius. Qu'est-ce que cet homme cherchait ? Qu'est-ce qu'il pouvait bien lui apporter, lui, pauvre Peter qu'on oublie. Oui, fausse modestie, un léger sourire lui étire les lèvres. Il pouvait avoir son utilité et n'était que rarement en échec dans les petites affaires qu'il traitait. Semblerait que ce soit remonté suffisamment haut, ou du moins aux bonnes oreilles. Parce qu'il n'était pas du genre à s’étaler, ni à se faire remarquer. Il faisait juste son boulot quand demandé, et prenait sinon son pied. Alors qu'on ait pensé à lui à un moment donné était plutôt inattendu. Mais bienvenue.
Nouvelle perturbation dans son chant de vision Cette fois-ci, son regard s'éclaire. L'être qui rentre n'est autre que salutaire, celui qu'il attend maintenant depuis quelque temps. Avec l'indication de la montre, il sait que l'autre est parfaitement à l'heure. Il en avait entendu sur lui. L'avait reconnu aussi. Originel toujours ponctuel. Contrats et serments, idéal de Justice. Après les réputations, à son tour de se faire une idée sur l'homme. Il n'est pas dit qu'il jugera quelqu'un sur les on-dit. Mais quand ceux-ci sont si précis, il doit y avoir du vrai. Dans le fond.
Il ne le fait pas attendre longtemps, juste les quelques secondes dont il a besoin pour l'accueillir à l'entrée. Même pas le temps de se rhabiller correctement. Pas comme s'il en avait quelque chose à faire. Il est même habillé plutôt sobrement, chemise noire aux manches remontées aux coudes et pantalon de la même teinte un peu moulant. Pas d'arme à cacher. En tout cas, pas de son côté. La fuite, au pire. Mais tout allait bien se passer, n'est-ce pas. Alors il tend la main, geste presque universel de salut cordial. Mais sait-on jamais, ce genre de politesse se perd souvent ici. Il n'en prendrait pas ombrage si l'autre s'y refuse.

-Je crois que nous avions rendez-vous. Peter Murray, enchanté. Une pause, un sourire. Léger, mais poli. Il y a une table libre au fond, nous devrions être tranquilles.

Il prend les devants, ouvre le chemin pour l'autre gars. En passant il récupère son verre encore plein et s'en va un peu plus loin. Juste dans ce genre de coin où la vue est dégagée et où les conversations peuvent se faire plus calmement. D'un geste, il lui indique la banquette et tire une chaise pour lui. Dos à la salle. En même temps, Peter est presque ici chez lui. Vigilance constante oui, mais une certaine confiance s'est installée. Suffisamment pour qu'il se permette de tourner le dos à la pièce et laisse ainsi son interlocuteur avec une vision d'ensemble. Au cas où il ne soit pas un grand habitué, ou bien un parano. Sait-on jamais, autant partir sur des bases un tant soit peu correctes.

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        I used to be someone happy, You used to see that I'm friendly. All your smiles, all is fake. Let me come in, I feel sick. Gimme your arm, From the shadow to the sun, Only one step and you'll burn. Endless Song - Aaron.
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Caïn Amatius
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MessageSujet: Re: Premiers contacts (ft. Caïn Amatius)  Dim 14 Mai - 2:31

Pourquoi avait-il fait cela déjà ? Oui : pour la justice. Et si le romain avait de l’honneur, il n’en restait pas moins déterminé à la faire régner coute que coute. Et pour ça, il refusait de reculer devant quoi que ce soit. Un contrat avait été rompu, et la sentence était la main droite tranchée. Mais si Caïn n’en restait pas moins un remarquable atout avec ce don si précieux de contrat, lui-même savait qu’il s’en retrouvait plus limité dès lors qu’un combat sans aucune parlementassions pointait le bout de son nez. Mais par Thémis, il refusait de rédiger des lois sans les faire respecter derrière. C’était son devoir. Et si y aller seul pour faire triompher la justice était un pur suicide, ou à minima assez dangereux, il n’avait pas abattu toutes ses cartes.
Peter Murray : le roi lui avait parlé de cet homme. Enigme, étrange, il semblait tout droit offert pour accomplir des actes que Caïn refusait de faire lui-même : c’était déshonorant. Mais lui, il semblait juste faire pour ça. Le romain avait juste besoin de sentir sa cible se perdre dans le doute : une erreur y était si vite arrivée. Et là, il pourrait frapper : faire tomber la sentence, que le coupable s’y soumette ou pas.

Le mensonge, c’était cela la solution. Enfin, les bons, bien placés, et au bon moment. C’était, il fallait l’admettre, une solution parfaite pour perdre un adversaire. Mais Caïn refusait de s’abaisser à de telles choses ! Et puis quand bien même aurait il voulut le faire, il ne l’aurait pas pu. Il le sentait : la vérité, et rien que la vérité, pouvait sortir de sa bouche. Il en était même fier d’ailleurs.
En revanche, rien en l’empêchait de faire mentir quelqu’un pour arranger la justice. Le romain était même prêt à payer d’un échange cordial et bon procédé.


Ainsi, ses plans et son devoir tournèrent et retournèrent dans sa tête pendant tout le trajet qui le séparait du bar où il avait rendez-vous avec ce Peter. Une rue, une autre : Caïn n’aimait pas flâner et batifoler, surtout qu’il avait à faire. Et puis, il avait pile le temps pour arriver à l’heure à son rendez-vous.
Finalement, il passa la porte d’entrée du bar à l’heure même qu’ils s’étaient fixé. Parfait. A peine eut-il posé un pied dedans qu’une odeur forte d’alcool lui agressa les narines. Ah ! Autant le romain n’était pas particulièrement contre l’alcool, autant une odeur aussi prononcée lui restait désagréable. Mais bon… même si le secteur présentait quelques bars plus agréables et respirables, les distilleries vivantes puantes et grognantes c’était quand même une marche de fabrique des fourbes. Caïn n’en revenait toujours pas que le futur se soit accoutumé à ces pratiques…
A peine le romain eut-il le temps d’éternuer un peu qu’un homme s’approcha de lui. Un rapide coup d’œil suffit à le jauger. Pas d’arme. Audacieux, révélateur, ou suicidaire. Intrigué, le regard de Caïn s’affuta de précision et de fougue tandis qu’une main se tendit vers lui.
« Je crois que nous avions rendez-vous. Peter Murray, enchanté.  Il y a une table libre au fond, nous devrions être tranquilles. »
Peter donc. Il n’était ni armé, ni particulièrement hautain. Bien : c’était un bon début. Quand à cette main tendue le romain la pris sans hésitation. C’était dangereux oui. Mais si le juge se souciait de cela à chacun de ses rendez-vous, il ne conclurait que bien peu de contrat. Le mouvement, d’ailleurs, le poussa à écarter sa cape de velours épais rouge sombre qui l’entourait complètement, révélant ainsi l’espace d’un instant la garde d’un glaive ainsi que des vêtements de l’époque renaissante plutôt riches. Le romain avait une poigne un peu ferme, juste assez pour s’affirmer sans trop chercher stupidement à lui faire mal.
« Rendez-vous oui. Enchanté Peter Murray, Caïn Amatius Dorean comme vous devez vous en douter. Je vous en prie donc : je vous suis. »
Ainsi, le romain suivit l’étrange homme jusqu’à une table au fond. Et ce dernier gratifia même Peter d’un léger sourire de remerciement quand il lui indiqua la banquette. Et donc, tandis que Caïn se plaçait en scruteur vigilant, son interlocuteur se plaça dos à la salle. Il avait confiance. Toute la question était maintenant de savoir s’il avait raison.
Assez admiratif, le romain commanda rapidement une cervoise au barman avant de se faire reprendre. Bière… d’accord… bIEre. Le romain crachait ce mot sans parvenir à le trouver aussi harmonieux que celui de son époque. C’était peut-être vieux con dans un sens, mais il ne fallait pas oublier que Caïn était projeté presque 1500 ans dans son futur…
« BIEre, reprit-t-il avant même d’être servi. Un mot atrocement guttural et disgracieux si vous voulez mon avis. De mon époque, les gens qui usaient de mots aussi violents et vomitifs étaient sur le champs traités de montagnards et on leur enfilait une corde au cou ! Sans jugement d’ailleurs : seul élément que je trouverais regrettable dans cette pratique. Mais les temps changent, il faut croire. »
Le romain était amical, presque penché sur la confidence. Et si en définitive son propos relevait bien plus de l’anecdote, il semblait sincèrement ouvert. Il cherchait à ouvrir la conversation.
« Mais rassurez-vous, ajouta-t-il. Je n’ai pas cherché à vous contacter ainsi simplement pour parler de ce qui fut ma vie. Pour parler avec pure et totalement franchise, j’ai entendu parler de vous dans le coin. Et j’aurais besoin de vous pour une affaire de la plus haute importance à mes yeux. »
Bon timming. A peine eut-il finit que le serveur posa un verre devant le juge. Ce dernier s’en saisit alors pour s’en délecter d’une gorgée. Amers. BIEre. Pourquoi ses gens s’efforçaient de ne servir que cela ? Si cela leur plaisait, fort bien. Mais qu’ils servent aussi de la cervoise à coté alors ! Le romain avait d’ailleurs repéré quelques bars qui le faisait. Mais… ah ! Echappant un petit rictus désagréable, il finit par reposer le regard sur Peter.

Le romain avait joué carte sur table, juste dans l’espoir de se refaire une main. Il avait tout dit, si ce n’était quelques détails techniques de la collaboration souhaitée. Mais là aussi ce n’était qu’une question de temps. Pour l’heure, il voulait juste voir la réaction de ce Peter. La fuite, la curiosité, le dépit, la distance ? Caïn attendait de voir vers où il partait. Quitte à réinterpréter… il n’en restait pas moins en face d’un homme recherché par le romain pour sa faculté à tisser la brume dans ses mots… sa faculté à mentir.

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